L’octogénaire chérie d’Interface se penche sur la signification de la Journée internationale de la femme, le 8 mars

Nadine Gudz

En l’honneur de la Journée internationale de la femme, Marj Barlow, auteure chérie, arrière-grand-mère et conseillère pour la culture Interface, nous fait part de sa vision du leadership, du changement et de la liberté. Son approche globale du développement humain et du leadership inspire les équipes et les organisations à développer une culture saine axée sur la reconnaissance des forces individuelles. C’est en quelque sorte le « camp de base » de l’ascension par Interface du « mont Durabilité ».

Que représente la Journée internationale de la femme pour vous?

Je suis née en 1929, à une époque où les femmes avaient des choix de carrière limités. Je n’ai jamais douté du fait que j’étais destinée à assumer les rôles d’épouse, de mère, et possiblement d’enseignante, de secrétaire ou d’infirmière. Être une épouse et une mère, c’était pour moi les rôles d’une vie. Les diplômes collégiaux étaient vus comme une assurance en cas de mauvais mariage. J’ai opté pour un diplôme en administration, me disant que j’aimerais peut-être le métier de secrétaire, car il permettait de « se mettre sur son trente-et-un ». Mon univers a basculé dans la mi-trentaine lorsque je suis devenue veuve et que je me suis retrouvée avec quatre jeunes enfants. Imaginez ce que ça m’a fait de perdre mon mari, ses diplômes, son revenu et sa collaboration. C’est à ce moment que j’ai commencé à me voir comme un être humain à part entière, et non seulement comme quelqu’un qui joue un rôle. On pourrait dire que je suis alors devenue une adulte accomplie. J’étais à la fois femme indépendante et mère. C’était moi qui mettais du pain sur la table.

Women's Vision Quest - Serenbe

Cette journée de reconnaissance envers les femmes m’aide à réaliser que, durant ma crise de la mi-trentaine, je me suis donné la liberté de faire, d’être et d’avoir tout ce que je pouvais créer. Aujourd’hui, je rencontre des femmes de la prochaine génération qui sont nées avec pareille liberté. Comme les temps ont changé! Ce sont les Possible Women (femmes du possible) de demain, et je les invite à façonner l’avenir qu’elles veulent voir émerger. Privées de droits durant des siècles, les femmes ont su développer des habiletés qui leur sont aujourd’hui naturelles. Au fil du temps, alors que nous devions demeurer à la maison pendant que les hommes allaient faire la guerre, nous avons appris à exécuter plusieurs tâches à la fois, à faire des affaires en cercles plutôt qu’en pyramides et à faire preuve de bienveillance et de compassion. Aujourd’hui, en 2014, nous choisissons de prendre les devants et de devenir des membres à part entière de l’espèce humaine, d’égal à égal avec les hommes. La bonne nouvelle pour nos chers hommes, c’est qu’ils obtiennent la liberté d’être entièrement humains eux aussi! Ils n’ont plus à supporter tout le poids du leadership : nous pouvons le partager avec eux, de sorte que les habiletés de chaque sexe soient bien exploitées!

Le thème de la Journée internationale de la femme 2014 est « Inspirer le changement ». Que signifie-t-il pour Interface en tant qu’entreprise?

Ray Anderson_Man of the Year 2005

Mon expérience avec Interface a été l’occasion de voir grandir et se transformer le leadership, surtout chez les employées. Joyce LaValle était ma collègue, et nous avons discuté bien des fois de l’épanouissement des femmes dans des rôles de direction. Elle était un excellent modèle pour les femmes travaillant à Interface. C’est d’ailleurs elle qui a remis le livre The Ecology of Commerce à Ray Anderson avant que celui-ci n’ait sa révélation. Je tiens à souligner les changements qu’apportent les femmes aujourd’hui, et j’espère que les générations futures jouiront d’une véritable égalité et créeront des « partenariats nouveau genre ».

Comment Interface développe-t-elle une culture d’entreprise progressiste en s’inspirant de l’esprit et de l’héritage de son fondateur, Ray Anderson?

Dans son premier livre, Ray disait que les femmes constituaient la meilleure option pour franchir ce qu’il appelait la « sixième face » de l’ascension du mont Durabilité. Il estimait que les femmes étaient mieux outillées pour « accrocher la sensibilité ».

Legacy Project in San Francisco

Pouvez-vous nous parler de votre rôle à Interface et nous donner votre perspective sur l’évolution de l’entreprise durant votre partenariat?

Je travaille pour Interface comme conseillère relationnelle depuis 1996. Le fait de voir de nombreuses personnes grandir et s’épanouir est pour moi un grand privilège. Nous avons posé les bases d’une culture axée sur les forces qui comprend tous les talents, autant masculins que féminins.

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