Planter des arbres pour enrayer le réchauffement climatique

3 000 milliards d’arbres sur la planète

«Nous avons presque réduit par deux le nombre d’arbres sur la planète, ce qui a affecté le climat et la santé. Cette étude souligne à quel point d’autres efforts sont nécessaires si nous voulons restaurer des forêts saines à travers le monde», explique Thomas Crowther de l’Université de Yale.

Le scientifique britannique spécialisé dans l’écologie des écosystèmes avait déjà précédemment publié une étude sur la densité des arbres de la planète. Les chercheurs ont exploité près de 430 000 relevés au sol de la densité d’arbres sur tous les continents. Ils se sont basés sur la définition d’un arbre la plus fréquemment employée : une plante possédant un tronc en bois de plus de 10 centimètres de diamètre. Les chercheurs ont ainsi obtenu un nombre moyen d’arbres par kilomètre carré dans chacun des 14 biomes – toundra, forêt de conifères tempérées, mangrove, désert, etc. – définis par l’organisation de protection de l’environnement américaine The Nature Conservancy. La densité d’arbres au sein d’un même biome est très variable, mais le grand nombre de sites recensés renforce l’estimation des valeurs moyennes. Les résultats indiquent qu’il y a environ 3 000 milliards d’arbres sur Terre, dont près de la moitié dans les forêts tropicales et subtropicales.

L’impact de l’homme a cependant été global au cours de l’histoire : en croisant leurs données avec les projections du programme pour l’environnement de l’Organisation des Nations Unies, les chercheurs estiment que la superficie des forêts aurait diminué de 46% depuis le début de l’agriculture.

 

 

Planter des arbres pour améliorer le climat

Fort de ces précisions, Thomas Crowther et son équipe de chercheurs ont ainsi imaginé une façon d’enrayer la marche du réchauffement climatique grâce aux arbres. En l’attente d’une publication officielle, les conclusions d’une nouvelle étude ont été présentées lors de la réunion de l’Association américaine pour le progrès de la science (AAAS) à Washington, rapporte The Independent. Ils proposent de planter 1,2 milliards d’arbres pour réduire les émissions de CO2.

Leur ambitieuse analyse suggère qu’une restauration massive des forêts à travers le monde pourrait annuler une décennie d’émissions en aspirant le dioxyde de carbone et être ainsi plus efficace que toutes les solutions déjà envisagées. L’équipe a tenté d’estimer la quantité de carbone qui pourrait être captée en plantant ces arbres.

« Avec 3 000 milliards d’arbres, il est question de 400 gigatonnes actuellement, et si vous augmentiez cette capacité de 1 000 milliards d’arbres, cela équivaut à environ des centaines de gigatonnes capturées dans l’atmosphère, soit au moins dix années d’émissions anthropiques complètement anéanties », explique Crowther à The Independent.

Source: http://www.fao.org/forestry/fra/80298/en/

Et c’est ce que certains pays et entreprises ont commencé à faire. Pour atteindre ses objectifs fixés par les Accords de Paris sur le climat, l’Australie a annoncé le 15 février que le gouvernement avait décidé de faire planter un milliard d’arbres d’ici à 2030.

Le gouvernement australien estime que cette plantation massive pourrait éliminer 18 millions de tonnes de gaz à effet de serre par an d’ici 2030. N’oublions pas que l’Australie produit l’équivalent de 500 millions de tonnes de CO2 par an. Ce projet devrait également permettre la création d’emplois dans un secteur qui contribue pour plus de 23 milliards de dollars australiens à l’économie nationale, a relevé le Premier ministre Scott Morrison dans un communiqué.

 

Le carbone et Interface

Chez Interface, nous avons la conviction qu’une mutation fondamentale doit être opérée dans la réponse au changement climatique. Nous devons cesser de penser en termes de méthodes visant à limiter les dégâts causés par le changement climatique, mais au contraire réfléchir aux moyens de créer un climat véritablement propice à la vie.

Avec plus de 20 ans d’expertise et d’engagement pour l’environnement, Interface est aujourd’hui en position d’atteindre Mission Zéro et ses objectifs d’élimination des impacts négatifs de notre entreprise sur l’environnement d’ici 2020.

Mais nous ne nous arrêtons pas là. Notre nouvel engagement s’intitule « Climate Take Back » (Reprendre le contrôle du climat). Cet engagement vise entre autres à considérer le carbone comme une ressource, une solution et non pas le problème.

Une partie de nos nouveaux objectifs vise même à transformer nos usines de production en des lieux similaires à une forêt, qui respectent et prennent en compte leur environnement local pour subvenir à leurs besoins et coexister avec faune et flore locales.

 

Interface roadmap

Avec Climate Take Back, il ne s’agit pas de faire route seul, mais d’impliquer aussi nos partenaires et fournisseurs à travers des programmes inter-entreprises mais aussi nos clients en leur fournissant des sols neutres en carbone par défaut.

Nous souhaitons également impliquer nos collaborateurs. Pour ces derniers, il est essentiel d’avoir une approche locale. En France, nous avons donc lancé plusieurs programmes de sensibilisation (gestes du quotidien éco-responsables, formations au développement durable, incitation à utiliser le moteur de recherche Ecosia, etc…).

Pour nos salariés, notre nouveau showroom parisien est également un lieu pour apprendre tout de nos démarches environnementales et évoluer dans des espaces positifs et certifiés Haute Qualité Environnemental (HQE) Bâtiment Durable.

 

Interface s’associe à Reforest’Action

En 2019, à l’occasion de la Journée internationale des forêts, Interface Europe du Sud s’associe avec Reforest’Action afin de continuer de sensibiliser ses collaborateurs au respect de l’environnement et au pouvoir de chacun pour avoir une action positive pour le climat.

Christine Lawrence, responsable des services généraux chez Interface présente ainsi cette collaboration :

« La forêt est le premier foyer de biodiversité de la planète, et elle contribue à l’absorption du carbone. C’est également l’enjeu de notre nouvelle mission Climate Take Back. Il nous faut agir pour la positivité climatique ensemble, en engageant l’ensemble de nos collaborateurs dans la démarche environnementale par une dynamique 100% participative. C’est pourquoi nous avons choisi de planter des arbres avec Reforest’Action, en associant nos salariés Interface et Nora (France et Espagne) à une action commune et concrète. Ainsi, nous mettons également en pratique nos valeurs, et notamment « L’avenir commence aujourd’hui ». En effet, le projet favorise le développement socio-économique de populations locales et participe à lutter contre la déforestation. C’est aussi notre contribution à la Journée Internationale des Forêts. »

Cette nouvelle action participative vise à planter un ensemble de 270 arbres à travers le monde.

Chaque salarié d’Interface pourra ainsi choisir où planter les trois arbres qui lui sont confiés dans des lieux soigneusement choisis par Reforest’Action :

  • au Sénégal : des manguiers, des jatrophas et des moringas sur un projet d’agroforesterie.
  • à Madagascar : une grande variété d’arbres pour le reboisement de la province d’Antsiranana.
  • au Pérou : des noyers maya, des capironas et des cèdres acajous pour participer à la restauration de la forêt amazonienne.
  • en Indonésie : des palétuviers pour reconstituer la mangrove de Sumatra.
  • en Haïti : des anacardiers pour permettre aux populations locales de générer des revenus complémentaires.

Carte des arbres plantés avec Reforest’Action (lien dynamique)

Avec cette contribution, Interface souhaite participer sur tous les fronts à la lutte contre le changement climatique. Nos collaborateurs, clients et partenaires peuvent suivre les plantations réalisées sur cette page dédiée.

 

 

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