L’effet d’onde de Mission Zero : Walmart

Montrer la voie en tant qu’entreprise investie d’une mission

Cette année marque l’accomplissement pour Interface de sa Mission Zero, le voyage que nous avons commencé en 1994. Pendant 25 ans, notre entreprise a travaillé sans relâche à réduire son empreinte environnementale, et à transformer notre activité en vue d’éliminer tout impact négatif sur la planète d’ici 2020. Au début, les gens pensaient notre projet irréalisable, non rentable, voire irrationnel. Mais lorsque nous nous sommes attelés à traduire la vision de Ray Anderson en un modèle économique et que nous avons commencé à avancer, cela a suscité l’intérêt d’autres entreprises.

Notre vision « zéro impact » a eu un effet d’entraînement et incité d’autres à nous suivre. Si une entreprise seule ne peut pas inverser la courbe du réchauffement climatique, une entreprise qui adopte les bonnes pratiques peut en inspirer une autre à faire de même, puis une autre, et encore une autre, etc. Jusqu’à ce que se crée un mouvement d’entreprises à l’échelle mondiale qui prennent conscience de leur propre capacité à changer les choses.

Parmi ces convertis au développement durable, on peut citer l’ancien PDG de Walmart, Lee Scott. Le déclic a été la naissance de sa petite-fille, qui a modifié son attitude face au réchauffement climatique. Mais Lee Scott savait que miser sur le développement durable pouvait aussi, à plus court terme, générer des bénéfices pour l’entreprise, comme l’indiquent ses propos cités dans TIME Magazine : « Il ne s’agit pas d’altruisme […] c’est une philosophie d’entreprise, pas une philosophie sociale. Le moment viendra où les entreprises devront rendre compte de leurs actions. »

Walmart s’est tourné vers Interface pour obtenir des conseils et définir une direction afin de pouvoir élaborer rapidement une stratégie d’entreprise durable. Ray Anderson a présenté pour la première fois ce qu’avait réalisé Interface à un petit groupe de cadres de Walmart en 2004. À l’issue de cette première rencontre, l’équipe de direction de l’entreprise a initié des recherches et planifié des stratégies possibles pour une année en participant à un programme d’immersion culturelle sur le site de LaGrange d’Interface situé dans l’État de Géorgie.

Doug McMillon, PDG actuel de Walmart, a été l’un des responsables invités chez Interface en 2004. Durant sa visite, le groupe s’est rendu dans une décharge locale, où Interface utilise le méthane émis pour alimenter ses établissements de LaGrange. Sur place, Dough McMillon a remarqué des cartons Walmart mis au rebut dans la décharge.

« Cette juxtaposition m’a vraiment frappé. J’ai souvent pensé à cette visite depuis que Walmart est devenu une entreprise plus éco-responsable », indique Dough McMillon.

En 2005, Lee Scott a proposé un défi interne aux employés et aux partenaires de Walmart, avec trois objectifs environnementaux simples et directs :

  1. Fonctionner avec 100 % d’énergies renouvelables
  2. Créer zéro déchet
  3. Vendre des produits qui épargnent nos ressources et notre environnement

L’année suivante, il a communiqué cette vision aux fournisseurs lors du sommet annuel des fournisseurs de l’entreprise.

Depuis, celle-ci a réduit la quantité des déchets mis en décharge de 78 % et mis en œuvre une initiative d’incitation ambitieuse à l’intention des fournisseurs. L’objectif est d’éviter l’émission d’un milliard de tonnes métriques (une gigatonne) de gaz à effet de serre d’ici 2030. Cette année, en Amérique du Nord, les influenceurs en matière de développement durable ont classé Walmart juste derrière Interface pour son leadership en termes d’intégration du développement durable dans sa stratégie d’entreprise. Le géant commercial a également été reconnu comme étant l’un des vendeurs les plus influents incitant les fournisseurs à investir dans des produits responsables.

« Nous nous sommes fixés des objectifs ambitieux : fonctionner avec 100 % d’énergies renouvelables, créer zéro déchet et vendre des produits qui soient bénéfiques pour les personnes et pour l’environnement », déclare Dough McMillon. Visiter les espaces d’Interface et voir la créativité dont ils ont fait preuve pour rendre l’entreprise plus responsable nous a montré que nous pouvions faire pareil. Ce sont des problèmes complexes, et il y a peu de solutions faciles. Aucune entreprise, si grande soit-elle, ne peut les résoudre seule. Mais en prenant nos responsabilités et en collaborant avec d’autres, nous pouvons opérer un changement significatif au niveau mondial. »

Cet effet d’entraînement, qui a commencé chez Interface, a créé un véritable mouvement. Nous sommes fiers de pouvoir dire que notre travail s’est prolongé bien au-delà de notre Mission Zero. Nous sommes fermement convaincus que le pouvoir d’une voix, d’une entreprise, peut initier un mouvement.

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